Pierre Orefice, co-créateur des Machines de L’Ile

L’identification internationale « Nantes -Bretagne » est ce qu’on véhicule de fait.

Quand des touristes étrangers rentrent en Bretagne par Nantes ou Rennes, nous nous attachons à rappeler qu’ils sont en Bretagne quand ils sont à Nantes. Ce n’est pas seulement un intérêt économique ou touristique : c’est une réalité.

Moi je suis Lorrain d’origine et suis nantais depuis 1989. Je me sens nantais, et je vis en Bretagne. C’est aussi simple que ça. Quand je vais à l’étranger, j’explique, pour situer Nantes, que c’est en Bretagne.

J’ai vu évoluer le débat sur le rattachement depuis que je vis ici. Au départ, cela m’a paru étrange. Puis au fur et à mesure des années passées à Nantes, j’ai bien compris les problématiques que cet éloignement engendrait. C’est une aberration de l’Histoire. A Nantes, il y a une très grosse part des habitants qui souhaite le rattachement à la Bretagne. Moi de toute façon je me sens Breton d’adoption, donc je trouve que c’est évident !

Je vois bien que pour un Etat très jacobin, il est compliqué de modifier ses régions… Mais tout ce qui peut être fait, par nous même, pour que la Loire Atlantique soit rattachée à la Bretagne, va dans l’ordre des choses.

C’est un atout pour Nantes d’avoir cette étiquette de ville bretonne. 90% des visiteurs extérieurs à la région savent que Nantes est en Bretagne. C’est quand même dommage que notre département ne soit pas officiellement rattaché…

Mais le bon sens finit toujours par triompher et je pense que je vivrai encore quand Nantes sera rattaché à la Bretagne !

Extrait de l’interview donnée à Bretagne Réunie