Patrick Mareschal

BRETAGNE HISTORIQUE ET COOPERATION INTERREGIONALE

Le souhait d’une large majorité des habitants des cinq départements bretons est clairement de retrouver leur unité. Il a été relayé par les assemblées départementales et le Conseil régional, avec, il est vrai, quelques différences quant aux modalités.

Cette option va dans le sens des aspirations profondes des groupes humains à l’identité et à la diversité face au rouleau compresseur de la mondialisation. Elle porte en elle les avantages d’une forte cohésion géographique (la mer !) et culturelle et d’une forte visibilité internationale. Ce sont aujourd’hui les ingrédients primordiaux du développement local dans l’économie globalisée.

Elle présente pourtant des difficultés : devenir des départements voisins, rôles respectifs des villes et surtout cohérence des politiques d’aménagement du territoire entre les régions de l’Ouest Atlantique.

C’est pourquoi la réunification de la Bretagne doit nécessairement être complétée par la création d’un établissement public de coopération interrégionale entre les nouvelles régions de l’ouest.

La métropole de Nantes-Saint Nazaire n’a aucun avantage à voir se pérenniser le statu quo des Pays de la Loire, qui ne lui procure ni la dynamique d’une région à forte identité, ni la dimension élargie à la zone d’influence que constituerait un « grand ouest».

En somme elle est perdante sur les deux tableaux.

Nantes sait bien ce que sa « renaissance » des trente dernières années doit à la mobilisation de la fierté nantaise, à son rayonnement culturel, au consensus sur les grands projets urbains. Comment peut-elle négliger les atouts de même nature que lui apporterait à l’évidence la Bretagne : fierté d’appartenance, rayonnement culturel, stratégie crédible d’ouverture européenne et internationale ?

Patrick MARESCHAL

Premier adjoint au Maire de Nantes (1989/2001) Président du Conseil Général ( 2004/2011)