Marie Odile

Bretagne, ouverture et diversité

Nantaise, quand j’étais enfant je ne me suis jamais posée la question de notre appartenance bretonne. Nous étions dedans. Adolescente, pour échapper aux moqueries quand je parlais de la Bretagne, j’ai fini par me dire nantaise mais ça faisait mal.

Ce temps-là est fini heureusement et même si le pouvoir centralisateur tente de faire la sourde oreille, un espoir grandit.

Comment peut-on arracher un morceau de territoire à sa région en croyant que ça n’a pas de conséquences ? Dans son livre « Nuit d’épine », Christiane Taubira affirme en substance que couper un pays de ses racines c’est faire sa perte, c’est le priver de sa vitalité. L’avenir de la Loire-Atlantique est en Bretagne, non pas dans un repli identitaire sclérosant mais dans un esprit d’ouverture de part ses liens, économiques, culturels, touristiques etc. avec les autres départements bretons et la France, l’Europe, le monde.

Les 105 000 personnes qui ont signé la pétition papier veulent, pour le moins, voter sur cette question de la réunification.

Que serait un monde totalement uniformisé où tous auraient le même mode de vie, la même langue etc. ? Ce sont les différences, les singularités de chaque culture, de chaque nation qui nous porte à aller les découvrir. Nous ne voulons pas laisser la nôtre s’éteindre !

Le projet des États généraux de la Bretagne est riche de promesses et nous les attendons avec impatience.

Marie-Odile