Marie-Brigitte Radigois

L’histoire est le lien qui rattache le passé à l’avenir.

Est-il possible d’imaginer un pays dont le souverain aurait bâti son palais en dehors de son territoire ?

Le repère le plus évident de Nantes est son château (du 13e siècle pour sa partie la plus ancienne, François II, duc de Bretagne et père d’Anne de Bretagne, a donné son aspect actuel au palais ducal au 15e siècle).

Comment ne pas me sentir bretonne quand ma ville a été à un moment donné sa capitale ?

Aujourd’hui encore le drapeau de la ville arbore avec fierté un quartier d’hermine, symbole multiséculaire et fort de la Bretagne.

L’histoire est le lien qui rattache le passé avec l’avenir. J’ai besoin de mes racines et mes racines sont bretonnes. Depuis mon enfance, les cartes postales, les médailles représentent la Bretagne incluant le pays nantais. Jeune fille, j’allais acheter caban ou kabic, triskell et Gwenn Ha Du à la boutique bretonne non loin de chez Decré. J’écoutais, entre autres, les disques des « Tri Yann an Naoned » (Les Trois Jean de Nantes en breton).

Les traditions sont très importantes pour moi. Maintenant j’habite à Nice, cela rend encore plus fort ce besoin de racine. Et je vois qu’ici, la tradition est vivante : les écoliers apprennent le niçois, des troupes de théâtre jouent en niçois. Musique et danses traditionnelles ont la part belle.

Je voudrais qu’il en soit de même dans ma ville natale !