Margot Medkour

Après des décennies de manifestations, des centaines de prises de positions de citoyen·ne·s, d’élus et d’associations, force est de constater que le débat sur la réunification de la Bretagne est aujourd’hui interdit par celles et ceux qui se présentent comme nos représentants.


Aujourd’hui Nantes se construit contre la volonté de ses habitantes et habitants. Celle-ci a pourtant été clairement énoncée par plus de 100 000 signataires d’une pétition portée par Bretagne Réunie. Elle se voit dans les mobilisations sociales où sont brandis les Gwenn ha Du, elle s’entend en tribune Loire quand la brigade entame “Oh que je t’aime”. Les Nantaises et les Nantais souhaitent se réapproprier leur ville et leur région. 

La démocratie vit de notre capacité à nous auto-déterminer collectivement. Ce droit est aujourd’hui bafoué. Quand nous serons élus, nous, membres de Nantes en Commun, nous engageons à demander, par voie référendaire, aux Nantaises et Nantais s’ils souhaitent que les contours administratifs de la région Bretagne soient en accord avec l’héritage de l’histoire. Et que Nantes y prenne toute sa place. 

Quoi de plus clair qu’un référendum, ce vote direct du corps électoral ? ­Interroger les habitants, en court-circuitant leurs ­représentants, n’est-il pas l’un des meilleurs moyens de leur rendre le pouvoir ?

La volonté des habitants a suffisamment été muselée. Les délimitations administratives doivent correspondre aux réalités sociales, à notre héritage et à notre vécu. Cela vaut pour notre quartier, notre ville et notre région. Laissons les Nantaises et les Nantais choisir et battons nous pour que ce choix soit enfin respecté. 

Margot Medkour