Marcelle Radigois

Côté maternel, ma famille est de souche nantaise, plus précisément doulonnaise depuis des générations et bien qu’ayant un père angevin, je me suis toujours sentie bretonne et non ligérienne, quoique j’aime beaucoup les bords de Loire. Mes ancêtres, aux processions, chantaient « catholique et breton toujours ».

Représenter la Bretagne avec quatre départements me choque, c’est une amputation. C’est la priver d’une partie de son histoire et d’une partie de ses enfants. Quand, en raison d’études, de travail, de vie personnelle, on doit s’éloigner, on ressent de façon plus forte encore ce lien à notre région.

C’est un sentiment vif d’appartenance qui ne s’explique pas et qui ne m’empêche pas de me sentir française et européenne.