Originaire de Saint-Nazaire j’ai vécu mon identité bretonne comme une originalité à défendre auprès des habitants des autres départements bretons.

Pourquoi doit-on se justifier de cette identité culturelle, en quoi les habitants d’ l’Île et Vilaine sont plus bretons que ceux de Loire-Atlantique ?

Les dix siècles de construction du territoire français se sont doublés d’un centralisme qui n’a eu de cesse de minimiser les pouvoirs régionaux.

La volonté d’assimilation de la population régionale dans le giron national a participé à la régression de l’usage de la langue bretonne en interdisant, au début du siècle dernier, l’usage de celle-ci dans les écoles de la république.

L’amputation d’un département à la région Bretagne par le gouvernement de Vichy et la création de la nouvelle région des « Pays de la Loire » pour donner un fief à l’un des barons du gaullisme, sont l’aboutissement de cette politique.

Pourtant, les tourbillons de la mondialisation, qui sont souvent la source de la perte de repères, nous amènent à nous accrocher à nos racines.

La négation de l’histoire de la Bretagne et de l’importance de Nantes dans celle-ci remet en cause notre identité, qui est nécessaire à notre construction personnelle.

Alors que la Vendée apparaît comme une « région » à forte identité culturelle, les Pays de le Loire ressemble à un patchwork sans cohérence.

Les expressions des météorologues dans nos médiats nationaux sont symptomatiques, ils passent de la Bretagne à la Vendée. Les pays de la Loire sont transparents.

Nos origines, notre climat, notre sol, notre histoire sont communs aux cinq départements.

La concurrence historique entre Nantes et Rennes pour être reconnue comme capitale bretonne est une preuve supplémentaire de l’appartenance à ce même territoire de ces deux villes.

La reconnaissance de notre histoire et de notre culture doit passer avant les divergences d’intérêts personnels.