Annie Bouler

J’habite à Nantes et mon mari a travaillé pendant un an à proximité d’Angers. Il pouvait faire chaque jour le trajet, matin et soir, en train. Trois-quart d’heure dans des conditions généralement agréables, permettant de lire, de travailler ou de se reposer.

Plus tard, j’ai moi-même travaillé pendant trois ans à Rennes. Les liaisons SNCF Nantes-Rennes ne permettent pas d’envisager un aller-retour chaque jour (trois heures dans le train en moyenne !). J’ai donc dû louer une chambre d’hôtel, trois nuits par semaine. J’ai également eu droit à des « gags » dignes du roi Ubu : ainsi en été le billet de 1ère classe était au même prix que la 2nde à Rennes, mais, arrivée à Redon, le contrôleur m’a délogée de la 1ère classe au motif que la règle s’arrêtait…à la frontière !

Si la Loire-Atlantique était en Bretagne administrative, ces liaisons seraient certainement améliorées. Nantes et Rennes pourraient être à une demi-heure de train l’une de l’autre, et les échanges développés.

Si, en plus, Nantes et Rennes décidaient un partage intelligent des services régionaux et une alternance des réunions du Conseil régional entre les deux villes, nul doute que les élus accéléreraient pour construire une liaison rapide !